Connaissez-vous Pierre-Marie Brisson ? L’artiste, peintre explorateur des couleurs, travaille et vit à Aigues-Mortes sur son bateau atelier où il poursuit son oeuvre et sourit à la vie… En grand. Portrait, en forme de tryptique, d’un être à voir. Et aimer.


1. LES COULEURS | Souffle chaud, intuition, joie

Il y a du bleu de cobalt et du rouge garance. Il y a des sables, des ciels, des terres : puissants élans organiques qui, de leur souffle chaud, donnent vie à ses toiles. Pierre-Marie Brisson, à la manière de Matisse, considère la couleur comme le révélateur d’un monde intérieur. Rien à voir avec la transcription fidèle d’une réalité, donc : il n’est question, dans son œuvre, que d’émotions, d’intuition et de sensations. Comme les Fauvistes, Brisson manie la couleur à l’état pur : c’est son langage, son outil pour échapper à toute forme d’illusion. Il la crée, la couleur, il la pétrit, la marie, l’ose, la dévergonde, l’illumine : lui confie la responsabilité de toucher en plein cœur – corps – les regards qui s’y plongent. L’œuvre de Pierre-Marie Brisson hypnotise autant qu’elle façonne : la joie se niche dans les nuances de ses grands formats aux couleurs du Sud, peintures aux tonalités vives, flashs naturels et intenses fixés dans leur mouvement grâce à une technique de grattages, découpages et collages puissants. Vivants.

2. L’HISTOIRE | Epopée imaginaire, trajectoire, succès

Enfant, Pierre-Marie Brisson est passionné d’archéologie et de préhistoire. Il vit, pense, rêve Rome Antique et Méditerranée : il ne le sait pas encore, mais son histoire de peintre hors norme a déjà débuté… Brisson, le héraut d’une épopée imaginaire et profondément joyeuse, Brisson, le spécialiste de l’histoire des civilisations occidentales… Né à Orléans en 1955, il y étudie les Beaux-Arts, monte sa première exposition en 1972 à la suite d’une rencontre avec l’artiste Bernard Saby. Dès 1980, Pierre-Marie Brisson s’installe à Paris. En 1985, il est présenté par Franklin Bowles à San Francisco et New York : depuis, il fait partie des artistes contemporains français plébiscités aux États-Unis. La composition de ses œuvres, leur rythme, leur vibration, leur géométrie, font de lui un « fauviste contemporain ». Sans cesse, il rend également hommage à Degas et Matisse, peintres qui trônent au sommet de son Panthéon artistique. 

L’œuvre de Pierre-Marie Brisson est exposée dans les musées du monde entier : en Corée au Shéma Art Museum de Cheongju,  au Japon, aux Philippines, en France (Paris, Musée de la Poste – Bibliothèque Nationale, Orléans – Musée des Beaux Arts, Aix-les-Bains – Musée Faure, etc.), en Allemagne, en Suisse, aux États-Unis, dans les grands musées et chez les collectionneurs anonymes…

3. LE JARDIN IMAGINAIRE | Beauté, partage, herbier bienfaisant

L’œuvre de Pierre-Marie Brisson compose un jardin imaginaire. S’y balader, c’est s’immerger dans une peinture positive et généreuse, amoureuse des beautés de la Vie. Brisson aime la Nature et les âmes… Le fauvisme soutient cet amour et apporte sérénité et espoir ! Nichées dans ses collages, ses peintures et ses découpages, des plantes magiques glissent leurs messages et diffusent leur magnifique pouvoir : L’acanthe, qui crée du lien, la monstera deliciosa et l’armoisie qui protègent, le trèfle qui porte chance… Pierre-Marie Brisson est un artiste, un druide, un alchimiste. Son travail fonctionne comme un soin, il invite aux voyages intérieurs et mobilise la mémoire ancestrale de chacun.

L’ACTU DE PIERRE-MARIE BRISSON
En ce début d’automne, l’artiste est à New-York à Franklin Bowles gallery. Début novembre, Pierre-Marie sera exposé à Montpellier dans le cadre de la Foire méditerranéenne des Arts Contemporains. Début décembre, il sera en Corée du Sud pour un événement exceptionnel : du 5 au 15, Brisson expose à Séoul, à la très prestigieuse galerie Chosun. Immense espace perché au premier étage de la tour Chosun, en plein cœur de la capitale et à deux pas du Palais Présidentiel, le lieu bénéficie d’une couverture médiatique démesurée. Habituellement, la galerie Chosun présente des artistes coréens… l’exposition de Pierre-Marie Brisson est l’une des toutes premières consacrées à un artiste français :  le style néo-fauviste de l’artiste est une révolution heureuse au pays des arts minimalistes et monochromes. Chaque jour, tout au long de l’exposition, des visites commentées et des accueils privilégiés par l’artiste seront organisés… à coup sûr, sous l’aura bienveillante de l’Armoise, plante magique et puissante par excellence, adorée par Pierre-Marie Brisson et omniprésente dans les œuvres sélectionnées pour cette exposition… 

*Pour rencontrer et interviewer Pierre-Marie Brisson et / ou le suivre dans sa création et la préparation de son exposition de Séoul : Rendez-vous dans son atelier d’Aigues Mortes ou sur son bateau Atelier à partir du 25 septembre jusqu’à la fin du mois d’octobre. 

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